Une journée au chalet de Zabou
C’est votre “Best of” qui se déroule sous vos yeux, ou une vieille toune de Lionel Richie qui joue à la radio en montant dans le Nord ou l’odeur du fromage qui fond sous la poêle à raclette. Une journée dans votre vie, c’est ici et maintenant avec des combines trouées et la tuque sur la tête toute la journée.
J’ai passé la journée au chalet de Zabou et je n’en suis pas totalement revenue encore.
Il y a des endroits comme ça où on se sent à la maison dès les premières secondes. Dès que la porte ouvre, on entre dans beaucoup de beauté et d’amour. L’ambiance donne du respire et ça joue du Jazz sans arrêt. J’avais déjà un rendez-vous de jeu de cachette à peine 10 minutes après mon arrivée avec Fynn Luka. Ça allait être une belle journée c’est certain! Fallait juste sortir Vincent et Isabelle du lit…
Et puis ça a cogné à la porte pour une échelle. On a laissé entrer l’objet magnifique comme entre une reine dans sa demeure. Grâce à sa présence, tout semble maintenant complet. C’est complet comme la “gang du chalet” que j’allais maintenant rencontrer. En plein milieu du lac, un rassemblement entre copains a dégénéré en projectiles sur moi. J’avais assumé pleinement l’idée qu’on m’assaille! C’est de même que j’allais me faire accepter dans la gang.
C’est les cheveux mouillés qu’on est entrés au chalet pour se réchauffer et prendre le lunch. On parlait des rénovations incroyables apportées à cet endroit-Musée de tapisserie qui existait jadis. J’ai ri en voyant les photos avant-après (qui n’aime pas un beau Avant-Après pareil?) et constaté comment ils ont créé leur espace à leur image sans se retenir.
Et une deuxième échelle cogne à la porte.
Chaque étape est importante ici. Deux échelles en une journée, ça doit marquer le début d’un sort fort. En tout cas c’est la continuité de la “gang du chalet” qui s’entraide aussi en se construisant des échelles. On grimpe dedans avec gratitude et fierté.
On s’est ensuite écoutés dans nos projets de vie et Fynn Luka a eu BEAUCOUP trop de temps pour aller se cacher. J’ai cherché dans tous les racoins de ce chalet pour finir par le trouver entre le réservoir d’eau chaude et la pierre d’origine exposée au sous-sol. J’étais heureuse de le découvrir là où tout s’assoit. Ça expose le “avant” d’une magnifique façon.
Et là ma joie a explosé quand Isabelle a mentionné une rando en raquettes (vous pouvez m’imaginer sautiller sur place comme quand on a 8 ans? Bin c’est ça). La neige était tombée tout l’avant-midi et la forêt était magique! Ça vaut la peine de cliquer sur chacune des photos pour tenter de se voir dans ce décor de nordicité lumineuse. Ça ralentit la respiration et ça calme. Promis.
Dans cette journée-énergie qui se posait maintenant avec nos joues rouges et nos pieds mouillés, j’ai proposé un moment avec Isabelle dans son atelier. En fait, j’ai insisté pour la prendre en photos à l’œuvre. Elle peignait une toile de banane (qui sera bientôt mienne!) et je dois vous la faire découvrir. Son travail et ses toiles à adopter sont ici.
La journée s’est terminée avec une partie de UNO où j’ai compris la complicité de Vincent et Isabelle. Je l’ai saisie. Je l’ai vécu. Là où tout s’assoit et le “Après” qu’on attend patiemment. J’ai eu droit à une fenêtre de leur amour qui s’ouvre et qui permet de prendre le temps. Pour eux, j’avais disparu.
Dans un article paru sur mindful.org et qui s’intitule The richness of everyday life, l’auteur Michael Carroll montre l’importance de s’arrêter à ce qui occupe nos journées afin de saisir ce qui nous rend naturellement, bien et plein. Encore plus, c’est lorsqu’on s’y arrête consciemment qu’on arrive à mieux le partager.
« Because all we have to do is pause and witness all the beauty of the life before us, and the desire to share such prosperity with others, then, just comes naturally. »
J’ai eu le bonheur de capter ça.
Est-ce que ça se termine en disant “C’est le plus beau jour de ma vie!”?. Ça doit être proche en tout cas parce que Vincent me disait que parfois, il a comme des spasmes de bonheur dans son chalet en s’exprimant soudainement par un “E$%!I qu’on est bin!”. C’est spontané, vif et fort. C’est le plus beau Avant-Après qu’on m’a fait ressentir.
Ça doit être ça le bonheur. Hein Zabou?
Merci à vous deux de m’avoir offert cette journée et particulièrement cette dernière photo de grande conversation avec Theo. Priceless.
Que l’après continue xx
Mariane