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Pourquoi j’écris? Parce que je ne veux pas te perdre. Nous vivons des moments quand même intenses ensemble et c’est ma façon de sortir toutes les émotions vécues. C’est ma façon de te dire que ces moments étaient importants pour moi aussi.

Why do i write? Because I don’t want to loose you. We had some pretty intense moments together and this my way of processing all my emotions. It’s my way of saying thank you. You are important to me.

Pourquoi j’écris? Parce que je ne veux pas te perdre. Nous vivons des moments quand même intenses ensemble et c’est ma façon de sortir toutes les émotions vécues. C’est ma façon de te dire que ces moments étaient importants pour moi aussi.

Why do i write? Because I don’t want to loose you. We had some pretty intense moments together and this my way of processing all my emotions. It’s my way of saying thank you. You are important to me.


Pourquoi je suis photographe

Because sometimes, a photograph is all you have.

C’est un simple questionnement qui chamboule quand on se pose la question. Pourquoi je fais ça? Spontanément je répondrais que je suis photographe parce que je veux créer du beau et croiser les regards pour les figer dans le temps. Je suis photographe aussi parce que je suis persuadée que l’humain doit être au centre des images qui représentent une équipe, une entreprise ou une organisation. Pas juste des humains pris au hasard (comme avec des photos Stock) mais vos humains, vos murs, vos regards et vos passions.

Je suis photographe parce que j’ai la soif d’apprendre de vous. Dans vos grands moments comme en séance d’accouchement comme dans une séance portrait pour se refaire des photos de soi. On se parle et on crée ensemble. C’est un échange précieux.

Puis si je “dig deep” sur la raison profonde pour laquelle je fais ça, je pense tout de suite à mon père. Un homme qui est parti trop vite et qui a laissé un grand vide. Mon père, René, est décédé lorsque j’avais 5 ans du cancer. Là je sais que le cœur vous tourne de bord. Moi aussi quand j’y pense, mon cœur de petite fille tourne toujours de bord. Peu importe comment je l’ai vécu et comment j’ai grandi avec ce vide, il y a quelque chose à laquelle je me suis accrochée.

C’est cette photo de lui.

« Et si tout s’évapore
Et tout tient à un fil
T’es l’étoile t’es le port
T’es mon repère tranquille »
— Vincent Vallières
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Il a l’air tannant et je constate que mon fils a ses yeux. C’est réconfortant. Cette photo-là m’a suivie et est toujours dans un cadre dans ma chambre. C’est celle que j’ai choisi pour garder son visage en mémoire. C’est aussi la seule mémoire que j’ai de lui de façon claire… parce que ma mémoire de lui dans le réel n’est plus là. Ce qui est resté est sa présence dans un sentiment plutôt indescriptible. Je dirais que c’est comme quand un souffle du vent vous donne l’impression qu’une personne est passée près de vous pour aimer au passage. Ce qui est resté est une certitude que je vais m’ennuyer de lui toute ma vie. Il n’y a pas d’autre explication.

Alors pour moi une photo c’est plus qu’un clic. Une photo c’est la mémoire. C’est ce qu’une personne va regarder pour continuer de penser à vous. Une photo, c’est l’immortalité.

Deep down, c’est à cause de lui que je suis photographe.

Quand je regarde la photo, je fredonne les paroles de la chanson de Vincent Vallières. Ça m’apaise.

Je ne me suis jamais sentie aussi proche de lui que lorsque je vous donne ces souvenirs précieux. J’ai l’impression de vous offrir votre repère tranquille.

Mariane